Le bon de dépôt d’un horloger : ce qu’il doit dire
Un usage de métier plus qu’un formulaire : ce que la pièce doit contenir pour protéger l’atelier et son client, avec un exemple complet.
À quoi il sert
Le bon de dépôt fixe ce que l’atelier a reçu, le jour où il l’a reçu. C’est lui qu’on relit quand un client découvre une rayure « qui n’y était pas », quand un devis est contesté, ou quand une montre attend depuis trois mois qu’on vienne la chercher.
Pour le client, c’est la preuve qu’il a confié sa montre, dans quel état, avec quoi, et pour quel travail.
Ce qu’il doit dire
- L’atelier : son nom, son adresse, son numéro d’immatriculation, ses coordonnées.
- La date du dépôt, et un numéro qui identifie la pièce.
- Le client : son nom et un moyen de le joindre.
- La montre : marque, modèle, référence, numéro de série, calibre, année si on la connaît, bracelet.
- L’état constaté, zone par zone : lunette, verre, carrure, fond, cadran, aiguilles, fonctionnement ; avec des photographies qui le montrent.
- Les accessoires remis : écrin, papiers, maillons, bracelet de rechange.
- Le travail demandé, dans les mots du client puis dans ceux de l’horloger.
- Le devis estimatif et le délai, ou la mention qu’un devis suivra.
Ce qui le rend utile, des années plus tard
Un bon de dépôt se relit à la restitution, puis le jour où la montre change de mains. Il vaut alors ce que vaut sa preuve : une date sûre, un atelier identifié, et un moyen de vérifier que le papier n’a pas été refait.
C’est ce que fait le numéro imprimé sous son code : n’importe qui peut le vérifier, sans voir le nom du client ni le numéro de série complet.
Le vôtre, en deux minutes
Quelques photos de la montre, trente secondes de voix : le bon de dépôt se remplit à votre en-tête, vous relisez, vous le validez. Gratuit jusqu’à 10 montres par mois.
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